Une expérience extraordinaire (mais un peu terrifiante)

J’en rêvais, ma famille l’a fait: elle m’a offert un baptême de voltige aérienne. Cela méritait bien un petit billet, non ? Retour sur cette activité hors norme, et, disons-le tout net, déconseillée aux âmes sensibles. Un jour de février, 9 heures. La journée est glaciale. C’est avec une curieuse boule au ventre que je pénètre dans l’aéroclub vendéen. Je ne sais ce qui, de l’exaltation ou de l’affolement, l’emporte. C’est que je suis en ce lieu pour une escapade un peu particulière… Je retrouve le pilote, Maxime, qui me met instantanément en confiance. Nous commençons par un briefing où il m’expose le déroulement du vol. L’atmosphère est plaisante, même si je sens monter la pression au fur et à mesure que l’instant tant attendu approche. Je m’efforce de garder mon calme mais n’arrête pas de m’agiter sur mon siège. Pour finir, le moment de décoller arrive. J’enfile mon parachute, on ne sait jamais… Puis je me presse vers l’avion: un biplan, un petit bijou bi-place ultra-performant. L’avion est léger et puissant et, comme je ne vais pas tarder à le découvrir, ultra réactif… Le cockpit est rudimentaire. L’appareil est conçu pour satisfaire un unique but: fournir un maximum d’adrénaline. Lorsque je suis assis dans le cockpit, fermement sanglé, j’ai l’étrange sensation d’avoir fusionné avec l’avion. L’engin commence par tousser puis se met à rugir. En dépit du casque, le vrombissement est fracassant. Le pilote vérifie que le micro de mon casque est opérationnel, puis nous nous envolons pour vingt minutes de sensations extrêmes. L’appareil met plein gaz et nous décollons pour rallier la zone de voltige. Quelques minutes plus tard, c’est la première vrille. Je me retrouvé plaqué contre le siège et me raccroche aux courroies, y croyant à peine. Je n’aurais jamais imaginé des sensations d’une telle puissance. Et ce n’était qu’un début ! Loopings, boucles, vol sur le dos… Les cabrioles se suivent sans relâche. De temps à autre, je lâche un juron. La démonstration est légèrement plus effrénée que ce que j’imaginais. Ici, plus de haut et de bas. Mes points de repère manquent à l’appel : le sol et les nuages tourbillonnent autour de nous et finissent par se confondre. Marche-t-on sur les nuages ? La terre est-elle un plafond ? C’est déjà l’heure de redescendre. Les vingt minutes sont déjà passées ?? Si la phase acrobatique me semble trop brève, mon corps n’est pas d’accord, et c’est fourbu que je descends de l’appareil. Au milieu de certaines acrobaties, j’encaissais jusqu’à 6G: mon corps pesait donc 6 fois plus lourd ! C’est une sensation qu’il n’est pas près d’oublier ! Et voilà pour le retour sur cette journée extraordinaire. Si vous envisagez de tester la voltige aérienne, je dois vous prévenir: n’y allez pas si vous êtes facilement malade. Même si le pilote ajuste la puissance des figures selon le client, cela demeure néanmoins une expérience qui secoue drôlement. Il paraît que la moitié des personnes remplissent le petit sac mis à leur disposition avant la fin du vol… Pour en savoir plus, allez sur ce site de voltige aérienne.