Séminaire sur le futur de la Syrie ?

Après le séminaire de rentrée sur le futur de la France, Hollande reçoit l’opposition syrienne pour réfléchir au futur de la Syrie. Comme il ne reste que le concept de droits de l’homme à la France, peut être que l’on en abuse a se poser en moralisateur du genre car après tout, la guerre en Syrie est interne. On réclame le droit d’ingérence, mais le problème est que nous ne sommes pas très sûrs de qui sont les opposants : des citoyens bons et gentils avec toute la population ou de futurs ayatollahs en puissance ? A en témoigner par l’hésitation généralisée dans la communauté internationale, personne n’a trop envie de se faire doubler d’ici quelques mois. Cf l’expérience Lybienne. Alors aujourd’hui on reçoit pour discuter et réfléchir, comme en séminaire. Le chef de l’opposition syrienne Ahmad al-Jarba, reçu jeudi par le président français François Hollande, s’est dit convaincu qu’une « punition » internationale allait être infligée à Damas, mais n’a pas obtenu d’engagement clair sur les livraisons d’armes réclamées depuis des mois. Dans un contexte de dramatisation dominé par l’éventualité d’une frappe internationale en Syrie, le chef du principal groupe de l’opposition syrienne, qui avait déjà rencontré François Hollande en juillet, a été reçu pendant un peu moins d’une heure à Paris. Il a réclamé que la communauté internationale prenne « la décision courageuse » d’intervenir en Syrie contre le régime de Bachar el-Assad, accusé d’avoir tué des centaines de civils dans une attaque à l’arme chimique le 21 août près de Damas. « Qu’il soit frappé et que ce régime disparaisse », a ajouté M. al-Jarba, se plaignant de la passivité des soutiens internationaux de l’opposition. La fermeté est attendue, mais encore une fois, le rapport des experts de l’ONU tarde à venir, et surtout, ceux-ci ne semblent pas non plus sûrs que le régime ait utilisé les armes chimiques. Dans ce contexte, mieux vaut attendre. Après l’entretien, le chef de l’État français, qui avait annoncé mardi une augmentation du « soutien militaire » de la France à l’opposition syrienne, a évité de s’engager clairement sur les livraisons d’armes réclamées par l’opposition à cor et à cri depuis des mois. M Hollande a souligné que la communauté internationale devait marquer « un coup d’arrêt » à « l’escalade de violence » en Syrie et assuré l’opposition de son soutien. Source : agence séminaire.