Séisme et tsunami

Le tremblement de terre d’une magnitude de 8,6 qui a frappé mercredi au large de l’Indonésie a permis de tester les procédures mises en place depuis l’effroyable tsunami de décembre 2004 et d’identifier les points qu’il faudra encore améliorer. Contrairement à ce qui s’était passé il y a huit ans, les sirènes d’alarme ont retenti et les autorités ont procédé aux évacuations de millions de personnes vivant sur les rivages de l’océan Indien.
Les dégâts provoqués directement par le séisme sont restés limités, selon les évaluations disponibles. Surtout, aucune vague sismique n’a déferlé sur le littoral.  »Les informations dont nous disposons font état de foules en panique mais de dégâts limités. Il nous faudra vérifier cela », résume Eko Budiman, directeur adjoint de l’agence indonésienne de gestion des crises dont les équipes tentent de rejoindre l’île de Simeulu, non loin de l’épicentre, au large de Sumatra. D’après les autorités indonésiennes, cinq personnes au moins ont été tuées.  En décembre 2004, aucune alerte n’avait été émise.
Des communautés entières avaient, à l’époque, été prises de court par l’arrivée de la vague. En Thaïlande, au plus fort de la saison touristique, le mur d’eau s’était abattu sur des stations balnéaires surpeuplées. Le tsunami avait fait 230.000 morts, dont 170.000 dans la seule région du nord de l’Indonésie. La suite