Seisme en Italie

Après le tremblement de terre qui a secoué dimanche vers 4 heures le nord-est de l’Italie et particulièrement la région de Ferrare, des dizaines d’habitants des villages aux alentours erraient dimanche après-midi au milieu d’effluves de gaz, sans trop savoir où aller et où ils passeront la nuit. Les habitants tentent depuis de s’entraider au milieu de l’odeur pestilentielle du gaz, dû à de nombreuses fuites. Alda Bregoli, une autre retraitée, âgée de 73 ans, qui a pu seulement enfiler un pull sur sa chemise de nuit, dit qu’elle «ne peut pas rentrer dans sa maison». «J’ai peur», dit-elle, réfugiée sous un parapluie. «Je suis sorti quand j’ai senti la maison bouger. Les meubles tombaient, il y avait du verre cassé partout», témoigne l’un d’entre eux, Claudio Bignami, électricien à la retraite de 68 ans, qui habite San Carlo près de Ferrare. Observant observe en face de son magasin un restaurant qui s’est écroulé, il est encore sous le choc : «Les gens couraient dans tous les sens, c’était le chaos». De petites secousses continuaient dimanche de semer la panique dans cette zone au cœur de la Plaine du Pô, prospère et très peuplée où alternent exploitations agricoles, zones industrielles, villages riches de tours et clochers moyenâgeux. Une réplique plus forte de 5,1 vers 15h20 a fait s’écrouler un nouveau pan de la mairie de Sant’Agostino, déjà éventrée. Un pompier qui effectuait des contrôles sur un bâtiment ancien a été blessé dans cette secousse mais son état n’inspire plus d’inquiétude. Des fissures sont visibles sur les routes tandis que des cheminées et des amas de tuiles jonchent les rues.