Richesse des vignes de Pauillac

La Société d’aménagement foncier et d’établissement rural (Safer) Aquitaine Atlantique publie chaque année sa synthèse annuelle du marché foncier. Les chiffres seront présentés le 4 avril prochain à l’occasion de la 10e conférence départementale du foncier rural. La Tribune s’est procuré ces chiffres, toujours très intéressants lorsqu’on s’attache notamment au volet viticole car il donne une bonne vision du prix des vignes et des terres. Les prix moyens constatés en 2016 correspondent à des vignes plantées en bon état et d’âge moyen. Il ressort que Pauillac, stable, domine le classement avec 2 M€/ha, suivi de Pomerol qui poursuit sa hausse, s’affichant à 1,3 M€ (contre 1,1 M€ en 2015). « Les opportunités à Pomerol restent très rares et portent souvent sur des surfaces confidentielles, ce qui induit immanquablement une augmentation des prix moyens », analyse la Safer. Saint-Julien Margaux est 3e avec 1,2 M€ / ha et reste stable. Sous la barre du million d’euros l’hectare, arrivent ensuite Pessac-Léognan (450.000 €/ha), Saint-Estèphe (300.000 €/ha), Saint-Emilion (230.000 €/ha) puis Lalande de Pomerol (200.000 €/ha). Tout au fond du classement, les liquoreux de la rive droite de Bordeaux ferment la marche avec 15.000 €/ha). Plus globalement, Saint-Estèphe, Bordeaux en blanc comme en rouge, Graves en blanc comme en rouge, Pomerol, Saint-Emilion, Fronsac et Canon Fronsac, Castillon/Francs Côtes de Bordeaux, sont orientés à la hausse. « En Libournais, le prix des AOC Fronsac et Canon Fronsac poursuit sa progression à la faveur de l’engouement, déjà décrit en 2015, des investisseurs chinois qui ont fini par raviver l’intérêt des acteurs locaux sur les meilleurs terroirs notamment », ajoute l’organisme, soulignant également que les appellations Graves et Médoc tirent également leur épingle du jeu. La Safer Aquitaine Atlantique note que le marché foncier rural girondin est globalement en progression par rapport à 2015, particulièrement en valeurs (+ 42 %) avec 16.082 hectares vendus pour un total de 1.040 M€, imputant cette tendance « aux nouvelles obligations faites aux notaires qui impliquent un surplus d’informations en ce qui concerne en particulier les marchés non agricoles (résidentiel, construction, loisirs). Ces marchés sont ainsi en progression de + 37 % en nombre et de + 45 % en valeurs par rapport à 2015. » Cependant le marché des vignes poursuit sa baisse amorcée en 2014 avec une perte de 16 % des surfaces mises sur le marché et de 11 % en valeurs. Pour en savoir plus, allez sur le site spécialisé Cours Oenologie.