Quand l’avion va, tout va

Quand l’avion va, tout va. On peut résumer de manière rapide, mais il semblerait néanmoins que lorsque l’aviation d’affaire se porte bien, c’est plutôt bon signe pour l’économie. Dans le contexte actuel de difficultés tendues et scandales politique, force est de constater que ce segment se porte bien. En témoigne par exemple la volonté de développer ce secteur en région, comme avec la société Classe Affaires. « Mon idée est de démocratiser ce mode de déplacement », insiste l’entrepreneur. Souvent perçu comme un luxe, le recours aux jets pour les dirigeants ou les cadres rebute encore. « C’est à l’aérien de s’adapter à l’entreprise, pas l’inverse ». Concrètement, Georges Landes a développé le concept du « co-avionnage ». Plusieurs sociétés se partagent un avion, à louer ou à acheter. L’intérêt de l’aviation d’affaires est sa flexibilité et la possibilité de relier 2 000 aéroports ou aérodromes en Europe, contre 200 pour les lignes commerciales. Depuis Boos, en 45 minutes, un entrepreneur se retrouve ainsi à Londres. Gain de temps et de confort. En partageant l’appareil, dont le prix de l’heure de vol peut dépasser 3 000 €, les entreprises seraient gagnantes, selon le créateur de class’@fair. Reste encore à les séduire. Quelques unes seraient déjà intéressées. Autre témoignage flagrant, l’extrême bonne santé de Dassault Aviation qui présente des records. Ainsi le chiffre d’affaire de Dassault aviation pour l’année 2012 est de 3 941 millions d’euros soit une augmentation de 19% par rapport à l’année 2011. Les bénéfices de l’entreprise s’élève à près de 547 millions d’euros. Les commandes de neuf ont augmenté, tout comme les livraisons d’avion. Pour l’année 2012 il y a eu 58 Falcon de commandés contre 36 en 2011. Les livraisons des avions de business sont en légères progressions par rapport à l’année 2011, en effet 63 Falcon avaient été livrés en 2011, pour l’année 2012 3 appareils de plus l’ont étés soit un total de 66 Falcon. Reste le marché militaire mais qui est spécifique et qui n’entre pas dans notre réflexion. Donc le marché de l’aérien civil se porte bien, avec de beaux projets de développements, peut être est-ce la tendance ou le signe que les choses s’améliorent. A lire aussi sur Avion de chasse.