Liberté de réunion et d’association en Guinée équatoriale

L’année dernière en Guinée Equatoriale, le 8 mars, la police a arrêté 47 femmes, quatre enfants et au moins 12 hommes qui participaient à une formation organisée pour la Journée internationale des droits des femmes dans le bureau du parti d’opposition Convergence pour la démocratie sociale (CPDS), dans la ville de Mbini, au sud-ouest de Bata. La police a menacé d’arrêter Epifania Avomo, chargée de la promotion des femmes au sein du CPDS, et lorsque d’autres femmes ont protesté, elles ont toutes été arrêtées et conduites au poste de police de Mbini. Certaines y ont été battues, puis toutes ont finalement été libérées le jour même. En mai, des organisations de chauffeurs de taxi ont appelé à une grève de trois jours à Malabo pour protester contre le prix élevé des documents administratifs qui leur sont demandés. Les forces de sécurité ont arrêté arbitrairement au moins 17 personnes et frappé certains grévistes présumés, laissant plusieurs d’entre eux dans un état nécessitant des soins médicaux. Les personnes arrêtées ont été remises en liberté sans inculpation au bout d’une semaine environ. Le 27 mai, les forces de sécurité ont arrêté arbitrairement le rappeur Benjamín Ndong, également connu sous le nom de « Jamin Dogg », à Malabo, pour avoir sorti deux semaines auparavant une chanson soutenant les chauffeurs de taxi en grève et dénonçant les manoeuvres d’intimidation du gouvernement. Il a été remis en liberté le jour même sans avoir été inculpé.