Les robots vont-ils prendre nos emplois

Le Conseil d’orientation pour l’emploi s’est penché sur la question de l’automatisation dans l’économie. Il ressort de son étude que la destruction d’emploi causée par la robotisation ne sera peut-être pas si étendue que cela. Les robots vont-ils prendre nos emplois dans un avenir proche ? À cette question un tantinet alarmiste, le Conseil d’orientation pour l’emploi apporte une réponse pour le moins rassurante : l’automatisation va certes remplacer des salariés dans un certain nombre de secteurs, essentiellement ceux ayant besoin d’une main-d’œuvre peu qualifiée, mais de nombreux métiers seront épargnés. Dans son rapport, l’instance dépendant du Premier ministre explique que « moins de 10 % des emplois cumulent des vulnérabilités qui pourraient en menacer l’existence dans un contexte d’automatisation ». Les agents d’entretien sont clairement les plus menacés : ils représentent à eux seuls 21 % de l’ensemble des métiers exposés à la robotisation de l’économie. Viennent ensuite les ouvriers qualifiés des industries de process et ceux, non qualifiés, de la manutention (6 % chacun), puis les ouvriers non qualifiés aux industries de process, les aides à domicile, les aides ménagères et les cuisiniers (5 % à chaque fois). Treize autres catégories de métiers sont mentionnées, toutes situées entre 2 et 4 %. Une bonne partie de ces emplois nécessitent des compétences manuelles. Au total, le Conseil estime que cette menace est réelle pour 1,89 million de salariés. Plus de 320 000 agents d’entretien sont exposés à cette révolution technologique, les autres catégories se situant entre 30 000 et 90 000 postes. Dans le cas des conducteurs de transport par exemple, la suppression pourrait affecter un peu plus de 48 000 personnes. Les cuisiniers ne sont pas épargnés. Il pourrait y avoir plus de 70 000 dans ce secteur.