Faire de l’avion à réaction

Lors d’un voyage à Alberta (Canada), j’ai découvert dans un journal local qu’une société essayait de mettre en place des vols en avion de chasse dans la région, avec passages au-dessus du lac Moraine. Cet effort choquait les habitants, tout comme il m’a choqué. Pour ceux qui ne connaissent pas cet endroit, ce lac cristallin est une merveile à contempler. Il est surplombé par les sommets coiffés de neige du mont Wenkchemna, dont 914 mètres de parois verticales ferment son rivage oriental. A une époque, ce paysage spectaculaire figurait même au dos du billet canadien de 20 dollars ! Ce lac n’a pas été créé par la moraine ou les débris d’un glacier comme son nom pourrait le laisser supposer, mais par un vaste glissement de rochers du mont Babel. Son étonnante couleur bleu irridescent est due aux fines particules du till glaciaire, qui s’écoulent dans le lac en été lors de la fonte des glaciers en altitude. Ces particules absorbent les couleurs du spectre visible à l’exception du bleu qui, lui, est réfléchi. Ce magnifique lac aux eaux turquoise miroitantes est appelé le « joyau des Rocheuses ». Toute la zone du lac fait partie du Banff National Park, le premier des parcs nationaux canadiens, créé en 1885. Cet endroit est idéal pour observer une grande variété d’espèces sauvages, dont l’ours noir et le grizzly, le mouflon d’Amérique, la chèvre de montagne, le wapiti et l’orignal. De nombreuses pistes de randonnée partent du lac Moraine pour quadriller les montagnes environnantes. L’une d’elles s’élève à plus de 700 mètres au-dessus du lac – une des plus hautes altitudes pour un sentier de randonnée dans les Rocheuses canadiennes. Le lac Moiraine ne se trouve qu’à 15 kilomètres de son voisin plus connu, le lac Louise, mais il est beaucoup moins fréquenté. Un pavillon réputé pour son architecture se trouve sur ses rivages, cette construction à colombages est dotée de vastes baies qui permettent d’admirer le lac et les montagnes environnantes. Il est impossible de ne pas être séduit par cet espace naturel, qui offre en outre la possibilité de faire du canoë, des excursions, d’observer la nature et de pratiquer l’escalade. Il me semble qu’un avion de chasse n’a absolument rien à faire en un tel endroit, et gâcherait grandement sa beauté naturelle ! Même si le projet n’en est qu’aux rumeurs, je pense qu’une telle absurdité n’aurait même pas été envisageable en France. Et je suis heureux de constater que notre pays prenne un plus soin de son patrimoine environnemental. Si je suis loin d’apprécier toutes les restrictions qu’on trouve en France (notamment, en matière de création d’entreprise), j’apprécie tout de même que ces vols soient davantage réglementés et cadrés. A retrouver dans le détail sur le site du baptême en avion de chasse.

Ruffin en maillot de foot

Lors de sa niche annuelle, le groupe UDI, Agir et Indépendants avait mis à l’ordre du jour une proposition de loi visant à instaurer une taxe sur les transferts de sportifs professionnels, au bénéfice des clubs amateurs. A la tribune, en soutien à ce texte, le député François Ruffin (FI) a retiré son pull pour arborer le maillot du club de l’Olympique Eaucourt (Somme). Plusieurs députés se sont indignés de cette tenue, et le président de séance Hugues Renson lui a fermement reproché à la fin de la séance. Si au Parlement européen il n’est pas rare de voir des députés porter des tee-shirts avec des messages politiques, ce n’est pas le cas du Parlement français. A la reprise, François Ruffin arborait toujours son maillot. Le président de l’Assemblée François de Rugy a donc dû venir au perchoir pour lui infliger un rappel à l’ordre avec inscription au procès-verbal, estimant visiblement qu’il s’agissait d’une provocation, au sens du Règlement. Le rappel à l’ordre avec inscription au procès-verbal est le deuxième niveau de sanction (qui emporte la suspension pour un mois d’un quart de l’indemnité, soit 1 300 euros). Le premier niveau est un rappel à l’ordre simple ; les plus sévères sont la censure et la censure avec exclusion temporaire. Suite à ce rappel à l’ordre, François Ruffin sera entendu par le Bureau lors de sa prochaine réunion le 20 décembre. Le dernier rappel à l’ordre avec inscription au procès-verbal avait été infligé en 2014 à Julien Aubert, également pour une provocation : le député LR se refusait à féminiser le titre de « Monsieur le Président » pour la présidente de séance. Le rappel à l’ordre de ce jeudi est le premier de la législature sur le plan disciplinaire. Sur le plan déontologique, 3 rappels à l’ordre ont déjà été prononcés : un à la députée Fontenel-Personne, un autre à Thierry Robert et… à François Ruffin, pour « des publications qui créaient une confusion entre l’exercice de leur mandat politique et des intérêts privés« . Justement, mardi dernier, François de Rugy avait tenu à rappeler en séance qu’il n’était pas question de remettre en cause l’usage qui prévaut depuis 1998 et qui consiste à « recourir à la forme féminine pour nommer les titres et les fonctions des femmes députées ou ministres« . Pour en revenir à la tenue vestimentaire des députés : le port du maillot par F. Ruffin est en fait une nouvelle tentative de buzz vestimentaire suite à celle du refus de porter la cravate par les députés du groupe de Jean-Luc Mélenchon, au début de la législature (juin). La souplesse alors retenue par le Bureau a sans doute ouvert la boite de Pandore et Jean-Christophe Lagarde a même demandé à ce que l’on revienne aux règles précédentes.

Un vol en ballon

Il y a peu, j’ai expérimenté avec ma femme un vol en montgolfière. Ce dernier s’est déroulé à Manosque, et contre toute, ça m’a énormément plu. Parce que cette expérience ne me faisait pas plus rêver que ça à la base (c’est ma douce qui a fait du forcing pour qu’on se lance), mais j’admets que finalement, j’ai été carrément happé par l’expérience. Parce que les sensations en vol sont carrément fantastiques ! Bien sûr, ce ne sont pas des sensations fortes comme celles qu’on peut sentir dans d’autres expériences aériennes. Mais ce sont des sensations rares, et surtout mémorables. Parce qu’on survole le monde, mais ce n’est pas tout. Ca, c’est seulement la partie émergée de l’iceberg. Quand on s’élève dans les airs à bord de ce balcon de rotin, l’esprit aussi prend de l’altitude. Et ça, c’est presque mystique. C’est assez difficile à raconter, d’ailleurs. C’est une chose qu’on ne ressent jamais dans un avion, par exemple. Peut-être est-ce dû au fait qu’il n’y a pas de verrière entre soi et le paysage. Je ne sais pas, mais c’est en tout cas très singulier. Les vols se déroulent aux premiers rayons du soleil, parce que pendant la journée, le soleil provoque des courants d’air chaud (trop délicats pour un engin plus léger que l’air). On survole donc un monde qui se réveille tout doucement. D’une certaine manière, c’est comme assister à la naissance du monde. Qui plus est, avec l’altitude, tous les éléments du paysage sont minuscules : on a donc un peu le sentiment d’être Dieu profitant du réveil de l’univers. Je suis incapable de vous détailler le sentiment de sérénité qu’on ressent depuis les cieux, mais c’est absolument féerique. Pour autant, je ne crois pas que tout le monde à bord ait ressenti ça. Nous étions 5 à bord (plus l’aérostier), et certains désiraient seulement scruter leur maison sous un autre angle. Mais somme toute, c’est la même chose qu’au cinéma : un même film peut être ressenti de 1001 manières selon les personnes ! Vous l’aurez compris, si vous en avez un jour la possibilité, lancez-vous sans hésiter. Voici d’ailleurs site par lequel je suis passé pour ce vol en montgolfière. Si vous habitez près de Manosque, lancez-vous ! Le panorama est juste magnifique. Et regarder la Terre par les yeux de Dieu, c’est tout de même peu commun. Retrouvez toutes les infos sur cette expérience de baptême de l’air en montgolfière à Manosque en suivant le lien.

Liban : stratégie nationale pour le secteur des eaux usées

En 2012, la population du Liban était estimée à 4,3 millions de personnes. Sur les quelques 310 millions de m3 d’eaux usées générées sur l’année, environ 250 millions de m3 étaient d’origine domestique, contre 60 millions d’origine industrielle. On estime que seulement 8 % des eaux usées générées au Liban sont traitées. Environ 11 % de la population bénéficie de systèmes d’eaux usées gérés de manière sûre dans les gouvernorats du Nord et du Sud, contre seulement 7 % et 3 % dans le grand Beyrouth et la Bekaa, respectivement. L’essentiel des eaux usées collectées est déversé dans les eaux de surface et la mer Méditerranée. Les fosses septiques autonomes ont contaminé les ressources en eaux souterraines, telles que les sources de Jeita qui assurent l’approvisionnement du grand Beyrouth. Les effets néfastes liés à une collecte, un transfert et un traitement inappropriés des eaux usées accentuent les risques pour la santé et l’environnement. La stratégie nationale pour le secteur de l’assainissement de 2012 comportait cinq grands axes stratégiques : i) un programme d’investissement intégré prioritaire en faveur de la collecte, du traitement et de l’utilisation des eaux usées ; ii) des mesures légales, réglementaires et politiques permettant d’établir des normes et de les règlementer ; iii) des dispositions institutionnelles visant à établir les responsabilités et à créer les capacités nécessaires à la prestation des services ; iv) des mesures financières en faveur de services fiables et peu coûteux ; et v) des initiatives visant à encourager la participation du secteur privé dans le domaine des eaux usées. Le coût de mise en œuvre a été estimé à 3,1 milliards de dollars américains pour des travaux prévus entre 2012 et 2020. Malheureusement, la mise en œuvre de cette stratégie a été interrompue en raison d’un manque de financement et de l’instabilité résultant des incertitudes politiques et des conflits en cours dans la région.

La crise Catalane

Le président catalan a symboliquement déclaré l’indépendance de la région mardi soir tout en suspendant sa mise en oeuvre dans l’espoir de rétablir le dialogue avec Madrid. Ce mercredi matin à Barcelone, le souvenir de la soirée précédente semblait encore brumeux. La presse, comme de nombreux Catalans, s’interrogeaient encore sur la teneur du discours du président de la Catalogne et sur les conséquences que celui-ci pourrait avoir. Mardi soir, Carles Puigdemont, a déclaré symboliquement l’indépendance de la région,tout en suspendant sa mise en oeuvre dans l’espoir de renouer le dialogue avec Madrid. Aussi symbolique soit elle, beaucoup craignaient que le gouvernement espagnol prenne cette déclaration comme un acte de rébellion et suspende l’autonomie de la Catalogne. Mais Mariano Rajoy, le chef du gouvernement espagnol, a semble-t-il voulu se donner du temps. Ce mercredi, sur les coups de midi, ce dernier a expliqué vouloir demander une clarification à Carles Puigdemont, le président catalan. Le gouvernement central lui demande s’il a ou non proclamé l’indépendance. Le président du gouvernement espagnol Mariano Rajoy a annoncé mercredi avoir formellement demandé au président régional catalan Carles Puigdemont de confirmer s’il a déclaré l’indépendance, après une séance confuse au parlement catalan mardi. «Le Conseil des ministres est convenu ce matin d’envoyer une réquisition formelle au gouvernement de la Generalitat (exécutif catalan) afin qu’il confirme s’il a déclaré l’indépendance de la Catalogne», a déclaré Mariano Rajoy lors d’une brève allocution télévisée. Il a précisé que cette demande se faisait dans le cadre de l’article 155 de la Constitution, la procédure qui permet de suspendre l’autonomie d’une région. Les appels au dialogue, la main apparemment tendue au reste du pays et, surtout, à cette «majorité silencieuse» au sein même de la population catalane qui souhaite rester espagnole… rien de cela ne fait illusion: les indépendantistes entendent poursuivre leur stratégie de la tension. Ils sont décidés à aller jusqu’au bout, quitte à faire sortir de leurs gonds, une fois de plus, les autorités espagnoles. Les périls économiques de cette aventure, symbolisés par les sociétés catalanes qui ont d’ores et déjà décidé de fuir les incertitudes de la région? Ils ne représentent pas l’économie réelle, a balayé Puigdemont. Les divisions qui commencent à se faire jour dans les rangs de l’alliance hétéroclite qui prône l’indépendance? Passées sous silence. Le caractère illégal du référendum sur lequel s’appuie désormais le chef de la Generalitat pour aller de l’avant? Il y a une démocratie au-delà de la Constitution espagnole, martelait-il. Loin d’accepter la logique de Madrid, le président du gouvernement catalan ajoute la victimisation à la détermination têtue: la recette éprouvée de tout bon nationalisme. Source : agence séminaire Barcelone.

Les taux d’emploi en Europe

Lorsqu’on examine la proportion de la population en âge de travailler qui a effectivement un emploi – le taux d’emploi – en Europe, on observe de nouveau de grandes différences entre les pays. La Suède, l’Allemagne, les Pays-Bas, le Danemark, la République tchèque, l’Estonie, la Lituanie et l’Autriche présentent des taux d’emploi supérieurs à 75 % et atteignent donc l’objectif que tous les États membres de l’UE sont convenus de réaliser collectivement d’ici 2020. Les schémas de participation des femmes et des travailleurs de plus de 55 ans au marché du travail varient d’un État membre à l’autre. Bien qu’ils soient en train de rattraper leur retard, ces deux groupes restent largement en situation de sous-emploi. Tout comme les taux de chômage, les taux d’emploi s’améliorent. Dans l’UE, le taux d’emploi a atteint 71 % au quatrième trimestre de 2016, alors qu’il s’établissait à 69 % en 2010, lorsque l’objectif a été fixé. L’Union des Vingt-sept compte aujourd’hui plus de personnes en activité que jamais: 201 millions de personnes y sont occupées, dont 154 millions dans la zone euro. Ces améliorations reflètent dans une large mesure l’accroissement du nombre de femmes sur le marché du travail. La création d’emplois dans le secteur des services, l’amélioration des structures d’accueil d’enfants et l’élimination de mesures fiscales dissuadant les secondes sources de revenus de travailler contribuent à cette tendance, bien que d’importants écarts subsistent entre les hommes et les femmes. Les améliorations reflètent aussi le fait que de plus en plus de personnes voient leur carrière s’allonger. Cette tendance résulte en partie des réformes antérieures en matière de retraite, mais aussi de l’amélioration des compétences, de l’état de santé et des conditions de travail dans toute l’Europe. La plupart des nouveaux emplois créés sont des emplois de bonne qualité, en ce sens qu’ils apportent des revenus adéquats, une sécurité sur le marché du travail et un environnement de travail favorable. Nombre d’entre eux sont créés dans le secteur des services, qui tend à employer des personnes ayant un niveau de qualifications supérieur. Les taux les plus élevés de création d’emplois sont observés dans l’information et la communication, les services administratifs et d’aide aux personnes, ainsi que dans les activités spécialisées, scientifiques et techniques. Parmi les nouveaux emplois créés, 85 % le sont dans de petites et moyennes entreprises.

Il n’y a pas que l’avion pour voler

C’est vrai, ça, il y a des tas de façon de voler : en canard, en ptérodactyle, en bicyclette (à condition d’avoir un E.T. intégré à l’avant)… Mais pour ma part, j’ai opté pour le vol en hélicoptère, que je connaissais pas encore (cela dit, je dois reconnaître que je n’ai pas non plus volé en ptérodactyle ; ils n’étaient plus disponibles). J’ai donc embarqué à Issoire pour un sympathique petit vol de découverte. J’ai hésité un moment à mettre le casque qui m’était proposé (il n’est pas obligatoire, contrairement à la ceinture de sécurité). Puis le pilote a mis les rotors en route et je me suis empressé de le mettre (le casque, pas le pilote). Ne pas mettre le casque est à mon avis le meilleur moyen pour devenir complètement sourd (je ne sais pas qui voudrait devenir sourd, mais en ce cas, vous avez maintenant la recette). Mais curieusement, à part ce boucan d’enfer qui régnait dans le cockpit, le vol est dans l’ensemble plus plaisant qu’à bord d’un avion. D’abord, parce qu’on a plus de place. Et ensuite, le vol en lui-même est très doux. J’ai d’ailleurs mis un moment avant de découvrir que l’appareil avait déjà décollé, c’est dire à quel point ! Du coup, on peut vraiment apprécier la raison d’être de l’expérience : le décor. Parce que tout l’intérêt de ce vol réside sans conteste dans la vue : découvrir le monde depuis les hauteurs est une expérience inoubliable. Je connaissais déjà la région, mais je dois dire que je l’ai vraiment redécouverte en l’admirant de cette manière. Le monde prend des allures de maquette, là-haut. D’autant que l’hélicoptère permet de profiter pleinement du décor. On trouve en effet des vitres de chaque côté : en haut, sur les côtés et même en bas ! Le seul point négatif, finalement, concerne le temps. Le temps de vol, je veux dire. Parce que le vol s’avère très court. Mais dans le même temps, on en prend plein les mirettes. Ce sont vraiment des minutes qui ont plus de valeur que d’autres. Si l’expérience vous tente, voici le lien vers mon vol en hélicoptère à Issoire. Je vous laisse le lien vers le site spécialiste de cette expérience de baptême en hélicoptère en Auvergne.

J’aimais bien Max Gallo

L’historien et académicien Max Gallo, auteur à succès de plus d’une centaine de romans, dont La Baie des Anges, et d’ouvrages historiques, parmi lesquels sa saga consacrée au général de Gaulle, est mort mardi à 85 ans, a-t-on appris mercredi auprès de son éditeur XO. Ses obsèques seront célébrées vendredi à 10H30, en l’église Saint-Étienne-du-Mont à Paris, a indiqué à l’AFP la société des pompes funèbres missionnée par son épouse. Membre de l’Académie française depuis 2007, Max Gallo souffrait de la maladie de Parkinson depuis plusieurs années. Il avait annoncé lui-même être malade en mai 2015, au moment de la parution de son dernier livre Dieu le veut. «Nous avons toujours la liberté d’en finir avec nous-mêmes», déclarait-il alors. À lire aussi: Mort de Max Gallo, un historien qui aimait la France Né à Nice le 7 janvier 1932, ce fils d’immigrés italiens commence par obtenir un CAP de mécanicien ajusteur, puis un bac mathématique et technique. Mais c’est l’histoire qui le passionne ; il devient agrégé puis docteur en histoire, enseigne au lycée Masséna à Nice puis à Sciences Po Paris en 1968. Pour lui, se détacher de ses racines a été la chose la plus difficile, ainsi que l’humiliation, comme il le confia au Point: «Quel prix faut-il payer pour s’arracher aux déterminismes sociaux et culturels?» Rapidement, il écrit des «romans-Histoire», qui feront son succès. Parmi eux, La Baie des Anges (1976) ou La Machinerie humaine, une suite de 11 romans. En 1971, il collabore avec Martin Gray pour Au nom de tous les miens, histoire romanesque d’un rescapé du camp de Treblinka. Max Gallo publie également des biographies sur Robespierre, Garibaldi, Jaurès, Victor Hugo. En 1997, sa saga sur Napoléon (Robert-Laffont) rencontre un grand succès. Emmanuel Macron a salué sur Twitter un «homme d’engagement, dont les passions furent la littérature, l’Histoire et la France. Avant d’ajouter via un communiqué publié dans la nuit de mercredi à jeudi, «Il fut cet enfant né de parents italiens modestes qui par l’école et par le travail apprit l’amour de la France et s’en fit l’ardent promoteur.»

Du phosphore blanc contre l’EI

La coalition anti-Daech ferait usage de bombes au phosphore blanc à Raqqa et à Mossoul pour reconquérir ces deux villes aux mains de l’EI. De quoi s’agit-il? Des images dérangeantes. Des vidéos montrant de tirs de munition au phosphore blanc ont été mises en ligne par les activistes de Raqqa Is Being Slaughtered Silently (RBSS, « Raqqa se fait massacrer en silence »), mais également par l’Aamaq, l’ »agence de presse » de l’organisation Etat islamique (EI). Elles feraient partie de la panoplie d’armes employées pour déloger l’EI de Raqqa, son fief du nord-est de la Syrie.  Ces armes controversées ont aussi été utilisées dans le cadre de la reconquête de Mossoul, la plus grande ville aux mains des djihadistes en Irak, selon l’ONG Human Rights Watch qui dénonce leur usage dans un communiqué, ce mardi.  Le phosphore blanc est employé par les militaires à trois fins: les tirs d’altitude pour illuminer un champ de bataille nocturne, grâce aux flammes éclairantes produites au contact de l’air. À plus basse altitude, il s’agit d’une arme incendiaire. Elle peut aussi être utilisée pour masquer les opérations de l’attaquant en raison de l’épaisse fumée qu’elle dégage.   Mais son usage est très controversé car le produit « s’enflamme au contact de l’oxygène, et continue de brûler à une température pouvant atteindre 816 degrés », explique un rapport d’Human Rights Watch (HRW). « Cette substance brûle jusqu’à ce qu’elle disparaisse, en provoquant des brûlures du second ou du troisième degré (qui peuvent atteindre les os) sur toutes les parties exposées des personnes touchées par les particules », complète une synthèse du Groupe de recherche et d’information sur la paix et la sécurité (GRIP), en 2009.   Le danger est par ailleurs persistant, les munitions laissant des résidus qui peuvent s’éteindre provisoirement puis se rallumer spontanément s’ils sont remis en contact avec l’air. « À Gaza, précise HRW, nous avons vu des gens mourir de façon tragique, car les médecins ne savaient pas que leurs brûlures avaient été causées par du phosphore blanc et n’ont donc pas pu leur apporter des soins adaptés. »   Les images des tirs laissent supposer que ces munitions ont été tirées depuis des avions, sans que l’on puisse établir avec certitude qui les a larguées. A Mossoul, le commandement de la Coalition anti-EI prétend que les projectiles ne sont pas du phosphore blanc, mais des fumigènes, destinés à protéger des tirs de snipers les civils qui tentent d’échapper au secteur de la ville toujours tenu par l’EI.

Abbeville devient ville aérienne

Dès jeudi, si la météo le permet, plus d’une vingtaine de planeurs devraient survoler la Picardie. La section vol à voile de l’aéro-club organise en effet le premier championnat régional des Hauts de France, qui se poursuivra pendant le week-end de la Pentecôte. « Cela fait un an que nous préparons cette compétition. Cela demande beaucoup de travail », confie le président de la section, Mathieu Caudrelier. Une soixantaine de personnes sont attendues sur le terrain : concurrents, dont huit jeunes du club abbevillois, et accompagnateurs. Chaque jour, ils auront un circuit imposé à parcourir, de 250 à 400 km de distance, au départ d’Abbeville. Lors du briefing, les organisateurs leur donneront la liste de points GPS par lesquels ils devront obligatoirement passer. « Pour le vérifier, nous avons des traqueurs dans les planeurs. Chaque pilote doit revenir au terrain. Sinon, il perd des points. » Les épreuves seront définies en fonction des conditions météo : vitesse, distance, durée. « Le décollage aura lieu entre 12 h 30 et 14 h 30 et le retour entre 17 et 19 heures. Ce seront les moments les plus impressionnants. » Pour les curieux, « ce sera l’occasion d’assister à un grand rassemblement de planeurs, en toute sécurité », insiste Mathieu Caudrelier. Des animations seront également proposées toute la journée sur le terrain : « C’est aussi une grande fête du planeur. » Au cours de ce même week-end, l’aéro-club accueille un grand rassemblement de Chipmunk : « Des avions d’entraînement qui étaient utilisés par les Anglais après la guerre », indique Jean-Jacques Monvoisin, président de l’aéro-club. Qui annonce : « Nous aurons une trentaine d’appareils qui viendront de toute l’Europe, pour faire des vols en formation. » Ces passionnés sont entraînés par d’anciens pilotes de chasse ou de ligne. Car cette discipline nécessite beaucoup d’attention et des heures d’exercices. Jean-Jacques Monvoisin sait de quoi il parle, puisqu’il est le chef de la patrouille d’Abbeville : quatre pilotes qui volent en formation au-dessus d’Abbeville lors des cérémonies patriotiques. Les Chipmunk arrivent les uns après les autres sur le terrain jusqu’à ce mercredi. Ils commenceront ensuite les entraînements. Le spectacle sera là encore au rendez-vous. Finalement, ce n’est pas un défaut d’être tête en l’air. L’aéro-club d’Abbeville organisera aussi des journées portes ouvertes, les samedi et dimanche de la Pentecôte, de 10 à 20 heures. « Les gens pourront se promener dans les hangars, voir nos avions de collection, les planeurs, les simulateurs de vol. Nous proposerons aussi des baptêmes de l’air », détaille Jean-Jacques Monvoisin. Et les visiteurs pourront se renseigner sur le brevet d’initiation à l’aviation ou les cours de pilotage. La société Ludair, sur le même site avec ses ULM, sera également de la partie. L’aéro-club reçoit une autre grande manifestation en juillet : la coupe Schneider, du 13 au 16 juillet, organisée par l’aéro-club Royal britannique. Elle se déroule par étapes dans plusieurs pays et réunit généralement une vingtaine d’avions. C’est une course à handicap : l’avion le plus lent décolle le premier, et ainsi de suite, puis les concurrents doivent voler une heure suivant un circuit défini. « Pour nous, c’est l’occasion de faire vivre le terrain. » Source : Pilotage Avion.