Vacances Russes

Ceux qui me connaissent le savent : je vomis copieusement tout ce qui se rapproche d’un voyage de groupe. Je ne supporte pas l’idée de voyager en troupeau, et de devoir supporter les défauts de personnes que l’on ne connaît ni d’Eve ni d’Adam. Pourtant, il y a peu, je me suis tout de même laissé tenter : j’en ai réalisé un à Moscou en Russie. Ce choix peut paraître curieux, mais il ne s’agissait en tout état de cause pas d’un voyage en troupeau : nous n’étions que 8 personnes à participer, et partagions qui plus est les mêmes centres d’intérêts. En outre, si chaque déplacement s’effectuait bien en minibus, nous étions libres le reste du temps de partir en goguette loin du groupe. Cette liberté fait que je me suis laissé tenter, et qu’au final, j’ai profité de chaque minute de ce voyage. En effet, je n’ai pas eu à stresser pour tout organiser, que ce soit pour le circuit, le coucher, ou les visites culturelles. Un régal ! D’autant que ma femme et moi avons pu explorer chaque site de notre côté, sans jamais devoir rester au sein du groupe. Un vrai bonheur et un luxe que j’ai fortement apprécier ! Mieux encore, quand les circonstances nous ont obligés à passer du temps tous ensemble (que ce soit durant les déplacements ou au soir, au dîner), nous avons tous passé d’excellents moments. De fait, nous avons même pris les coordonnées d’un autre couple avec qui nous avons sympathisé au dîner. Je ne sais absolument pas si nous les appelerons (les complicités qui naissent dans le cadre d’un voyage ont généralement tendance à s’étioler hors du cadre du voyage), mais le simple fait que nous ayons voulu échanger nos coordonnées indique assez que l’ambiance était au rendez-vous. Attention, je ne prétends pas non plus que le groupe tout entier nous a intéressé. Je me souviendrai notamment longtemps d’un couple raciste parmi les participants, dont les propos avaient tendance à choquer pas mal de gens (d’autant qu’ils ne prenaient pas la peine d’être discrets : n’importe qui pouvait les entendre, et notamment la cible de leurs commentaires). J’ai même vu dans les yeux de notre guide qu’il avait parfois une furieuse envie de les abandonner au milieu de nulle part. Mais bon, c’est au final le seul problème qu’il y ait eu. Hormis ça, le reste du séjour a été un vrai plaisir, et l’ambiance était très agréable. Voilà le site de l’agence qui s’est occupé de ce voyage en Russie, si vous voulez jeter un coup d’oeil. Si vous devez un jour faire un voyage de groupe, c’est clairement dans ces conditions qu’il faut le faire, et non au sein d’un troupeau de 80 personnes, à suivre le parapluie de votre guide et à tendre l’oreille pour espérer entendre quelque chose !

Du nucléaire au Larzac

Quand la grand-messe de la lutte contre le réchauffement climatique pourfend les arguments… des militants écologistes ! Le lecteur qui me fait l’amitié de jeter un coup d’oeil, de temps à autre, sur cette petite chronique sait combien son auteur est assez peu réceptif à la complainte lancinante du réchauffement climatique. Les contre-vérités, les affirmations péremptoires, les leçons de morale et la culture de la culpabilité que développent depuis bientôt deux décennies les écologistes de salon et d’appareil me laissent assez froid. Je n’aime pas le gaspillage, mais je n’aime pas l’enfumage et j’ai une fâcheuse tendance, je l’avoue, à ne pas prendre au sérieux cette nouvelle religion qui tend à confondre Dieu et la Nature. Pourtant le prosélytisme dont elle a bénéficié dans notre pays depuis l’ouverture de la Cop21 et ce, malgré l’assaut terroriste dont notre pays a été l’objet, dépasse l’entendement. Je m’étonne même que les défenseurs sourcilleux de la laïcité n’aient pas multiplié les plaintes et les protestations contre la reconnaissance quasi officielle par la République de cette forme d’animisme millénariste qui exige de l’homme qu’il s’incline devant la libellule, l’ours polaire ou l’épi de maïs sous peine de disparaître dans des tourments affreux. J’ai même entendu des hommes venir expliquer sur nos écrans d’un ton grave et inspiré que la consommation de viande était un crime, non pas contre le règne animal mais contre la couche d’ozone dangereusement menacée par le pet des vaches… À ce niveau de délire, je n’attendais rien d’autre de la Cop21 qu’elle se termine et que l’on puisse à nouveau faire du feu dans les cheminées, prendre sa Volkswagen ou manger de l’ananas sans risquer l’ex-communication sociale. Or, la divine surprise est justement venue de cette même Cop21. Le 3 décembre dernier, à l’occasion de l’un de ces interminables symposiums organisés au Bourget, quatre climatologues émérites ont lancé un appel à une expansion massive de l’énergie nucléaire. Elle, qui ne représente aujourd’hui que 11 % de l’énergie produite dans le monde, devrait passer à 17 % avant 2050. C’est James Hansen, l’un des grands prêtres du réchauffement climatique, qui se trouve être à l’initiative de cet appel. Pour ces savants, révérés hier encore par des foules hirsutes et végétariennes, le nucléaire est la seule énergie suffisamment efficace pour lutter contre le réchauffement. À les entendre, massacrer nos paysages par des champs d’éoliennes ou défigurer nos toitures par des panneaux solaires serait à peu près aussi efficace pour faire baisser la température moyenne que de brancher le réfrigérateur sur un vélo d’appartement et en espérer des glaçons. Soljenitsyne révélant l’enfer concentrationnaire soviétique n’a pas fait plus de dégâts chez les communistes français que cet appel des quatre en faveur du nucléaire ne vient d’en faire chez nos écologistes. Du plateau du Larzac jusqu’aux pâturages de Notre-Dame-des-Landes, ce n’est qu’un hululement de désespoir. Voilà bientôt un demi-siècle qu’en combattant le nucléaire, les “écolos” se sont faits les complices du réchauffement climatique. Ils devraient avoir honte !

L’Algérie aux islamistes ?

Le récent séjour médical d’Abdelaziz Bouteflika à Grenoble et la vague de limogeages qui affecte l’appareil sécuritaire algérien confirment l’accélération du processus de transition à Alger, dont devraient profiter les “néo-islamistes” algériens. Réélu pour un quatrième mandat, en avril 2014, Bouteflika ne gouverne plus que sous le contrôle de son frère Saïd et du clan présidentiel. L’armée est déjà à leur botte. Ils sont en train de casser le redoutable DRS (Département du renseignement et de la sécurité), la seule structure encore capable de s’opposer à eux. Réputé inamovible depuis vingt-cinq ans, son chef, le mystérieux général Mohamed Lamine Mediène, “Toufik”, vient d’être brutalement débarqué, comme le patron de l’antiterrorisme, le chef de la garde présidentielle et une quarantaine d’autres généraux ou officiers, écartés ou emprisonnés pour d’obscures raisons. “Toufik” ne veut pas se laisser étouffer. Il vient de dénoncer « une injustice » à l’égard de ses anciens subordonnés, appelant à « laver l’honneur des hommes qui se sont entièrement dévoués à la défense de l’Algérie ». Cette sortie sans précédent — “Toufik” ne s’était jamais exprimé publiquement — confirme les fortes tensions au sommet de l’État. « Le couteau a atteint l’os » (la situation est grave), dit Khalida Toumi, ex-ministre de la Culture, membre du “groupe des 19”, des cadres de la nomenklatura algérienne qui demandent à être reçus par Bouteflika. « Le président est pris en otage par son entourage direct », estime Lakhdar Bouregaâ, ancien commandant de la wilaya IV (Algérois), membre de ce groupe. Tous redoutent l’arrivée au pouvoir des islamistes que Bouteflika a amnistiés de façon très généreuse depuis 1999 puis insérés au plus haut niveau de l’économie algérienne. Proches de l’AKP turc, ces “islamo-conservateurs” avaient un dernier obstacle à lever : la menace latente du DRS, aux ordres des généraux “éradicateurs” qui les avaient vaincus entre 1992 et 1999. Leur élimination ouvre aux barbus algériens les portes du pouvoir. Bouteflika leur laissera un beau cadeau : la plus grande mosquée d’Afrique, Djamaâ El Djazaïr, dotée d’un minaret de 270 mètres dominant la baie d’Alger. Ce projet pharaonique — la “mosquée Bouteflika” — devrait coûter 1 milliard d’euros.

Piloter un avion, c’est facile

A Noël, entre une cravate et un pull moche, se cache parfois une pépite. Comme cette année, où j’ai eu la surprise de recevoir un stage de pilotage d’avion ! Un cadeau folklorique de mon épouse qu’il me tardait d’essayer. Quelques jours après l’avoir reçu, j’ai donc appelé le club de pilotage pour réserver une date. Et c’est ainsi que, le week-end dernier, je suis parti à Rennes avec ma dulcinée pour m’envoyer en l’air. Nous y avons rencontré Matthieu, un pilote de formation qui allait être mon pilote-instructeur. Après qu’il nous ait fait un brief, nous sommes montés à bord de l’appareil et j’ai pris place côté pilote. L’appareil avait quatre places, ce qui fait que ma sucrette a pu monter derrière en tant que passagère. Je croyais que mon pilote-instructeur allait prendre en charge le décollage et l’atterrissage, deux phases plutôt techniques. Mais comme je n’avais pas l’air trop angoissé, il a décidé que je pouvais m’en sortir seul ! Et là, je dois dire que j’ai eu une bonne montée de stress ! Mais en fait, ce n’était pas aussi inconscient que ça peut en avoir l’air : l’appareil était de type auto-école, et toutes les commandes étaient donc doublées. Matthieu pouvait ainsi reprendre la main si nécessaire. Mais la partie décollage s’est avérée assez facile, en fin de compte. Lorsque l’appareil a atteint une certaine vitesse, il m’a suffi de tirer délicatement sur le manche, et l’avion a quitté la piste. Magique ! Et je peux vous dire qu’en altitude, ce n’est que du bonheur. Les petits appareils s’avèrent extraordinairement maniables. En fait, j’ai même trouvé ça plus facile à piloter qu’une voiture. En altitude, on se déplace certes en 3 dimensions, mais il n’y a en même temps ni obstacle ni circulation. De sorte qu’on peut passer sa licence de pilote avant même d’être assez âgé pour le permis de conduire ! Même si ça exige une certaine concentration. Si l’appareil est maniable, il est loin de faire le poids d’un Airbus : la moindre bourrasque suffit à le faire ballotter. Il faut donc rattraper le coup avec le manche. Mais bon, ce n’est pas bien compliqué. Le seul moment un peu délicat, finalement, a été l’atterrissage. Mais même ce moment-là, Matthieu est resté les bras croisés, confiant. J’ai beaucoup apprécié cette sympathique initiation au pilotage d’avion. Et au-dessus de Rennes, la vue est en outre ravissante ! Suivez le lien pour en savoir plus sur cette initiation au pilotage d’avion à Rennes.

Quand les alliés renforcent Daesh

Les frappes des Etats-Unis et de leur coalition en Syrie n’ont fait qu’élargir les territoires contrôlés par les terroristes, selon le porte-parole du Kremlin. La longue opération de la coalition menée par les Etats-Unis en Syrie n’a pas affaibli l’Etat islamique, au contraire, le territoire contrôlé par les terroristes s’est élargi, a déclaré aux journalistes jeudi le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov. « Il convient de se rappeler qu’avant le début de l’opération des forces armées russes visant à soutenir l’armée syrienne, la coalition, composée de différents pays avec à leur tête les Etats-Unis, a mené pendant une longue période des frappes contre les positons considérées comme celles de l’EI. Mais ceci n’a pas débouché sur la réduction des territoires contrôlés par ce groupe terroriste et ses analogues, au contraire, ce territoire a été multiplié, ce qui déstabilise la situation en Syrie et présente évidemment une menace pour la République turque », a indiqué M. Peskov. Les activités de la Russie en Syrie visent à assurer la stabilité et la sécurité près des frontières turques, a-t-il souligné. Les forces armées russes effectuent, depuis le 30 septembre, des frappes ciblées contre les sites des terroristes. Le 7 octobre, des missiles russes ont également été tirés sur les sites de l’EI depuis des navires en mer Caspienne. Les missiles ont notamment frappé des usines de production d’obus et d’explosifs, des postes de commandement, des dépôts de munitions, de combustible et d’armes, ainsi que des camps d’entraînement des terroristes.

Psychologie: où tout est compliqué

les partisans du moi mêlent les hypothèses métaphysiques à l’observation psychologique, et concluent trop précipitamment de l’existence d’un vinculum à celle d’un vinculum substantiale qui dépasse l’expérience. Il y a pourtant dans leur thèse une chose qu’on peut retenir: c’est que, dans tout acte de connaissance et de conscience, on ne doit pas exclure le sujet et méconnaître l’originalité de cette notion. Le sujet ne peut se connaître que dans ses sensations et dans ses modifications, non à part, cela est vrai; il ne se saisit pas comme un être qui n’aurait aucune manière d’être; mais d’autre part il ne peut concevoir ses manières d’être comme détachées. La multiplicité qui est dans notre conscience n’est pas une multiplicité physique, comme celle d’un agrégat dont les parties peuvent subsister chacune en elle-même, d’un «morceau de quartz;» c’est une relation d’un autre genre, qui ne peut se confondre avec celle de juxtaposition, de simple coexistence physique, de succession numérique; voilà pourquoi nous la posons à part comme étant la relation originale de la conscience à ce qu’elle saisit, l’aspect subjectif impliqué même par l’aspect objectif. Plus on montre l’impossibilité de mettre d’un côté le sujet et d’un autre côté ses manières d’être, plus on élève au-dessus de toute relation numérique et mécanique la relation incompréhensible de la conscience à ses manières d’être. Aussi l’école anglaise a-t-elle reconnu elle-même qu’il y a là quelque chose de spécial, d’irréductible aux phénomènes purement extérieurs et mécaniques. Stuart Mill finit par dire: «Le lien ou la loi inexplicable, l’union organique qui rattache la conscience présente à la conscience passée qu’elle nous rappelle, est la plus grande approximation que nous puissions atteindre d’une conception positive de soi. Je crois d’une manière indubitable qu’il y a quelque chose de réel dans ce lien, réel comme les sensations elles-mêmes, et qui n’est pas un pur produit des lois de la pensée sans aucun fait qui lui corresponde. A ce titre, j’attribue une réalité au moi,—à mon propre esprit,—en dehors de l’existence réelle des possibilités permanentes, la seule que j’attribue à la matière: et c’est en vertu d’une induction fondée sur mon expérience de ce moi que j’attribue la même réalité aux autres moi ou esprits.»—«Nous sommes forcés de reconnaître que chaque partie de la série est attachée aux autres parties par un lien qui leur est commun à toutes, qui n’est que la chaîne des sentiments eux-mêmes: et comme ce qui est le même dans le premier et dans le second, dans le second et dans le troisième, dans le troisième et dans le quatrième, et ainsi de suite, doit être le même dans le premier et dans le cinquième, cet élément commun est un élément permanent. Mais après cela, nous ne pouvons plus rien affirmer de l’esprit que les états de conscience. Les sentiments ou les faits de conscience qui lui appartiennent ou qui lui ont appartenu, et son pouvoir d’en avoir encore, voilà tout ce qu’on peut affirmer du soi,—les seuls attributs possibles, sauf la permanence, que nous pourrons lui reconnaître.» Spencer, lui, s’aventure plus loin: «Comment la conscience peut-elle se résoudre complètement (selon Hume) en impressions et en idées, quand une impression implique nécessairement l’existence de quelque chose d’impressionné? Ou bien encore, comment le sceptique, qui a décomposé sa conscience en impressions et en idées, peut-il expliquer qu’il les regarde comme ses impressions et ses idées?» Spencer, il est vrai, revient dans sa Psychologie à l’objection du moi séparé, et fonde même l’illusion du libre arbitre sur l’illusion de cette séparation. Il donne au problème la forme du dilemme suivant: «Ou le moi qui est supposé déterminer et vouloir l’action est un certain état de conscience, simple ou composé, ou il ne l’est pas. S’il n’est pas un certain état de conscience, il est quelque chose dont nous sommes inconscients, quelque chose donc qui nous est inconnu, quelque chose dont l’existence n’a et ne peut avoir pour nous aucune évidence, quelque chose donc qu’il est absurde de supposer existant. Si le moi est un certain état de conscience, alors, comme il est toujours présent, il ne peut être à chaque moment autre chose que l’état de conscience présent à chaque moment… Ainsi, il est assez naturel que le sujet des changements psychologiques dise qu’il veut l’action, vu que, considéré au point de vue psychologique, il n’est en ce moment rien de plus que l’état de conscience composé par lequel l’action existe.» Ce dilemme est ingénieux, mais pas assez pour ne point laisser échapper la vraie question. En ce qui concerne le premier terme du dilemme, le sujet à fond inconnu et inconscient, il n’est pas de tout point «absurde» d’en supposer l’existence. Les Kantiens pourront, en effet, appuyer cette hypothèse sur le principe de causalité, et Spencer vient lui-même de dire, en termes trop substantialistes qu’il est difficile de se figurer des impressions sans «quelque chose» d’impressionné. C’est précisément par là que Kant aboutissait à son moi-noumène, à son moi-transcendant, lequel d’ailleurs peut n’être, au fond, que l’organisme même ou la loi inconnue qui en relie tous les phénomènes en un tout organique. Il eût fallu discuter cette hypothèse. Quant au second terme du dilemme, le moi conscient, en admettant que nous ne soyons à chaque instant «rien autre chose que l’état de conscience présent» il reste toujours à savoir ce qui est contenu dans cet état de conscience; or, l’expression même que Spencer emploie implique un état et une conscience; l’état est particulier et passager, les partisans du moi demanderont s’il n’est pas l’état d’une conscience générale et durable, comme «la conscience de la force absolue» dont Spencer lui-même nous gratifie. Outre les états de conscience, il y a au moins la loi qui les relie, et cette loi a elle-même un fondement dans quelque réalité; les partisans du moi pourront donc encore demander si cette réalité n’est pas précisément la conscience même, le moi conscient. Enfin, que la conscience soit une simple forme ou le fond même de l’être, toujours est-il qu’elle est la condition sine qua non de la pensée et de la sensation même: elle est un élément sui generis, d’une incontestable originalité. Qu’on réduise tout en nous à la sensation, peu importe, car la sensation enveloppe cette chose elle-même à la fois si étrange et si familière: une conscience, un sujet immédiatement présent à lui-même, une pensée qui, en pensant autre chose, se pense elle-même plus ou moins confusément. L’existence de la pensée et de la conscience est l’infranchissable limite du mécanisme purement géométrique. Au reste, Spencer lui-même, dont la doctrine n’est pas toujours bien consistante, conclut sa psychologie en disant que, si tout ce qui est dans le sujet pensant ne peut être pensé qu’en termes d’objets, d’autre part les termes d’objets ne peuvent être saisis qu’en termes de sujet. M. Taine, à son tour, reconnaît l’antériorité logique du subjectif sur l’objectif, du mental sur le mécanique, puisqu’en définitive nous ne connaissons rien que dans et par la conscience, dans et par le sujet qui se pense en pensant toutes choses.

L’Italie mise sur les fondations et l’économie solidaire

Si les fondations peuvent être en partie qualifiées de composantes de l’ESS, toutes les organisations de ce type ne s’inscrivent pas dans cet esprit. Dans certains pays, on distingue les fondations d’utilité publique et les fondations privées (Gijselinckx & Develtere, 2006). Les fondations d’utilité publique poursuivent un objectif public désintéressé et donc servent les intérêts de la collectivité. Dans le cas des fondations privées, l’objectif est également désintéressé mais peut être de nature privée ; c’est alors que leur appartenance à l’ESS peut être plus discutable. Par ailleurs, certains auteurs voient une relative contradiction entre les activités (souvent de grandes entreprises multinationales) qui génèrent les ressources et les finalités philanthropiques dans lesquelles une partie de ces ressources sont investies. L’absence de gouvernance participative de la plupart des fondations et les critiques classiques adressées à ce secteur (y compris les raisons supposés à la base de la création de certaines fondations – tels que marketing, évasion fiscale, vanité) (Prewitt, 2006) pourraient faire partie des arguments en défaveur de l’affiliation des fondations à l’économie sociale. Pourtant, certaines fondations sont considérées comme affiliées à l’ESS. On peut citer le European Foundation Center (basé à Bruxelles) dont la mission est de renforcer le financement indépendant des organisations philanthropiques européennes. Elle rassemble plus de 230 organisations issues de 40 pays et inscrit explicitement sa raison d’être dans l’économie sociale. S’inscrit dans la même logique le Comité Européen Permanent des Coopératives, associations, mutuelles et fondations (également appelé Social Economy Europe), dont la mission consiste à renforcer la reconnaissance politique et juridique de l’économie sociale au niveau européen ; il comprend l’économie sociale en incluant de manière explicite les fondations. L’affiliation des fondations à l’économie sociale demeure un débat ouvert auquel on ne peut probablement apporter aucune réponse définitive en raison de la diversité et de la nature parfois contradictoire des diverses formes juridiques des fondations. Pour distinguer les fondations affiliées à l’économie sociale des autres types de fondations, nous allons étudier les caractéristiques communes des organisations et entreprises sociales et solidaires, et plus particulièrement la nature démocratique de leur processus décisionnel. Source: séminaire en Italie.

Blatter couvert de faux billets

Le président de la Fifa n’a pas vraiment apprécié sa conférence de presse. Juste avant d’annoncer la date de l’élection de son remplaçant suite au scandale de corruption, Sepp Blatter a été aspergé de faux billets par un humoriste britannique. La dernière conférence de presse de la Fifa a été quelque peu mouvementée, lundi 20 juillet. Alors que le président Joseph Blatter était sur le point d’annoncer la date choisie pour l’élection de son successeur, un humoriste britannique a fait irruption dans la salle. Simon Brodkin, connu pour ses émissions à la télévision anglaise, est apparu déguisé en Lee Nelson, un des personnages qu’il a créés pour réaliser des canulars. Il s’est ensuite approché du président de la Fifa en lui tendant de faux billets de banque, puis en jetant en l’air d’autres dollars. Visiblement surpris par cette irruption, Sepp Blatter s’est montré paniqué. « Où est ma sécurité ? », a-t-il demandé sur un ton agacé. « On va devoir nettoyer ça ou je ne serai pas capable de m’exprimer. Cela n’est pas acceptable, cela n’a rien à voir avec le foot. Nous sommes ici pour parler football. Je dois donc retarder cette conférence de presse », a-t-il ensuite expliqué alors que Simon Brodkin était évacué par le service d’ordre. Dans la journée, l’humoriste a ensuite posté une photo de son action avec le commentaire suivant : « Ravi d’être au siège de la Fifa pour rencontrer Sepp Blatter afin d’obtenir le Mondial 2026 en Corée du Nord ». Il faisait ainsi allusion aux récents scandales de corruption autour de l’attribution des dernières Coupes du monde en Russie et au Qatar en 2018 et 2022. Fin mai, Sepp Blatter, avait été réélu pour un cinquième mandat à la tête de la Fifa, poste qu’il occupe depuis 1998, en dépit de ce scandale planétaire qui venait tout juste d’éclabousser son instance. Quatre jours plus tard, le 2 juin, il avait finalement décidé de démissionner, ajoutant toutefois qu’il restait en poste le temps d’organiser de nouvelles élections. Dix minutes après l’irruption de Simon Brodkin, le dirigeant de la fédération internationale a enfin pu annoncer que la date du 26 février 2016 avait été choisie pour élire le futur président de la Fifa.

L’Iran va vendre son pétrole aux Russes

Les autorités iraniennes envisagent de coopérer avec des compagnies pétrolières russes, dont Lukoil, a déclaré un haut-responsable du ministère iranien du Pétrole, Ali Ahmad Yar Mohammadi, interrogé par Sputnik. « L’Iran va vendre du pétrole sans intermédiaires, ce qui n’exclue pas la coopération entre Téhéran et Moscou sur le marché international pétrolier », a-t-il indiqué. Après la levée des sanctions, « la compagne Lukoil a décidé de revenir en Iran, nous en sommes actuellement au stade du début des négociations. Nous nous préparons aussi aux négociations avec d’autres compagnies russes qui travaillent dans le domaine pétrolier ainsi que dans d’autres domaines », a-t-il expliqué. « Nous espérons que les délégations économiques russes vont se rendre en Iran régulièrement pour développer la coopération surtout qu’elle n’était pas interrompue ni avant, ni lors des sanctions. Après la levée des sanctions, nous attendons une importante amélioration de notre coopération », a-t-il fait remarquer. Des sanctions ont été infligées à l’Iran en 2006 par les Etats-Unis, l’UE et l’Onu en raison du programme nucléaire iranien. Il s’agît notamment d’interdire les exportations de produits iraniens et de geler des avoirs détenus à l’étranger par la Banque centrale iranienne. Les négociations entre Téhéran et les Six médiateurs internationaux (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Grande-Bretagne et Allemagne) sur le dossier nucléaire iranien ont duré plus de 10 ans. Le 14 juillet, le dernier round de discussions à Vienne a abouti à la conclusion d’un accord historique qui lève les obstacles pour le commerce de l’Iran tout en maintenant l’embargo sur les armes et les missiles à destination de ce pays.

Dans l’un des plus beaux hôtels du monde

J’ai eu le privilège de descendre dans l’un des plus beaux hôtels du monde, le Selman, à Marrakech. Les beaux hôtels ne manquent pas à Marrakech (la ville compte plus de 100 hôtels 5 étoiles), et on y trouve les plus beaux hôtels du monde. Mais l’un d’eux se distingue des autres. Il a ouvert en 2012. Ici, et contrairement à bon nombre d’autres hôtels du centre, on est dans l’exclusif, et non dans le clinquant. Moins pompeux que La Mamounia, plus privé que le Sofitel, et plus raffiné que le Royal Mansour, le Selman est une curiosité, quelque part entre maison familiale et hôtel de luxe. Un véritable réussite. L’hôtel est un véritable haras, où l’on peut admirer une magnifique collection de chevaux dans les box ou sur les pelouses. De la terrasse de sa chambre, on peut contempler les magnifiques Selmans qui galopent dans les paddocks. Le client curieux peut profiter d’une visite du haras privée en voiturette, où il peut admirer et caresser les pur-sangs. Les chevaux sont au moins aussi bien traités que les clients, ce qui n’est pas un mince compliment : le service est attentionné, personnalisé et irréprochable, du directeur au concierge en passant par les serveurs. La qualité de cet hôtel s’en ressent d’ailleurs déjà sur internet, avant même de s’y rendre : sur TripAdvisor, non seulement tous les clients louent la qualité de cet hôtel hors norme, mais ce dernier prend également le ton de répondre à chaque commentaire. A dix minutes du centre-ville de Marrakech, l’hôtel est idéalement situé pour souffler entre deux visites de la bruyante Marrakech. Le calme absolu qui règne autour de la piscine est bienvenu après une journée dans les souks. Ce silence est à peine rompu de temps à autre par les hennissements des chevaux (le haras domine la piscine). L’hôtel est à la fois luxueux et raffiné, avec une décoration signée Jacques Garcia (l’architecte de La Mamounia) : un raffinement oriental à la fois sobre, élégant et contemporain, avec un extrême souci du détail. Les spa sont magnifiques et parmi les meilleurs de Marrakech, et proposent notamment une cure chenot pour une remise en forme. Les terrasses des chambres donnent sur la grande piscine centrale : elle est entourée de palmiers et vous y trouverez toujours un serveur pour vous apporter de l’eau fraîche et des brochettes de fruits. Ses 80 mètres de longueur lui confèrent un autre avantage : les transats de la piscine sont suffisamment éloignés des uns des autres pour ne pas se sentir collé aux voisins (ce qui est loin d’être le cas sur d’autres hôtels de luxe plus proches du centre). A l’image du reste de l’hôtel, la cuisine offre également des mets très fins et raffinés, et ce qu’il s’agisse du restaurant de cuisine marocaine traditionnelle ou de celui de cuisine méditerranéenne (le chef vient de Toulouse). Le seul défaut de cet hôtel au final, c’est qu’on en goûte trop les joies : entre hammam et piscine, soirée autour du feu et brunch du dimanche (l’un des meilleurs brunchs auxquels nous ayons goûté, à base de langoustes, crevettes, oursins, palourdes, huîtres, accompagnés de spécialités marocaines), on finit par ne plus retourner à Marrakech. Avec sa quiétude et son confort, le Selman a tout d’une Circé. Note : pour une expérience optimale, le mieux reste de choisir un Riyad avec piscine privée pour profiter d’un moment de luxe et de raffinement extrême. Et considérant les températures particulièrement élevées de Marrakech en été, il vaut mieux s’y rendre en mai-juin. A retrouver en détail sur le site Les plus beaux hôtels du monde.