Piloter un avion, c’est facile

A Noël, entre une cravate et un pull moche, se cache parfois une pépite. Comme cette année, où j’ai eu la surprise de recevoir un stage de pilotage d’avion ! Un cadeau folklorique de mon épouse qu’il me tardait d’essayer. Quelques jours après l’avoir reçu, j’ai donc appelé le club de pilotage pour réserver une date. Et c’est ainsi que, le week-end dernier, je suis parti à Rennes avec ma dulcinée pour m’envoyer en l’air. Nous y avons rencontré Matthieu, un pilote de formation qui allait être mon pilote-instructeur. Après qu’il nous ait fait un brief, nous sommes montés à bord de l’appareil et j’ai pris place côté pilote. L’appareil avait quatre places, ce qui fait que ma sucrette a pu monter derrière en tant que passagère. Je croyais que mon pilote-instructeur allait prendre en charge le décollage et l’atterrissage, deux phases plutôt techniques. Mais comme je n’avais pas l’air trop angoissé, il a décidé que je pouvais m’en sortir seul ! Et là, je dois dire que j’ai eu une bonne montée de stress ! Mais en fait, ce n’était pas aussi inconscient que ça peut en avoir l’air : l’appareil était de type auto-école, et toutes les commandes étaient donc doublées. Matthieu pouvait ainsi reprendre la main si nécessaire. Mais la partie décollage s’est avérée assez facile, en fin de compte. Lorsque l’appareil a atteint une certaine vitesse, il m’a suffi de tirer délicatement sur le manche, et l’avion a quitté la piste. Magique ! Et je peux vous dire qu’en altitude, ce n’est que du bonheur. Les petits appareils s’avèrent extraordinairement maniables. En fait, j’ai même trouvé ça plus facile à piloter qu’une voiture. En altitude, on se déplace certes en 3 dimensions, mais il n’y a en même temps ni obstacle ni circulation. De sorte qu’on peut passer sa licence de pilote avant même d’être assez âgé pour le permis de conduire ! Même si ça exige une certaine concentration. Si l’appareil est maniable, il est loin de faire le poids d’un Airbus : la moindre bourrasque suffit à le faire ballotter. Il faut donc rattraper le coup avec le manche. Mais bon, ce n’est pas bien compliqué. Le seul moment un peu délicat, finalement, a été l’atterrissage. Mais même ce moment-là, Matthieu est resté les bras croisés, confiant. J’ai beaucoup apprécié cette sympathique initiation au pilotage d’avion. Et au-dessus de Rennes, la vue est en outre ravissante ! Suivez le lien pour en savoir plus sur cette initiation au pilotage d’avion à Rennes.

Quand les alliés renforcent Daesh

Les frappes des Etats-Unis et de leur coalition en Syrie n’ont fait qu’élargir les territoires contrôlés par les terroristes, selon le porte-parole du Kremlin. La longue opération de la coalition menée par les Etats-Unis en Syrie n’a pas affaibli l’Etat islamique, au contraire, le territoire contrôlé par les terroristes s’est élargi, a déclaré aux journalistes jeudi le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov. « Il convient de se rappeler qu’avant le début de l’opération des forces armées russes visant à soutenir l’armée syrienne, la coalition, composée de différents pays avec à leur tête les Etats-Unis, a mené pendant une longue période des frappes contre les positons considérées comme celles de l’EI. Mais ceci n’a pas débouché sur la réduction des territoires contrôlés par ce groupe terroriste et ses analogues, au contraire, ce territoire a été multiplié, ce qui déstabilise la situation en Syrie et présente évidemment une menace pour la République turque », a indiqué M. Peskov. Les activités de la Russie en Syrie visent à assurer la stabilité et la sécurité près des frontières turques, a-t-il souligné. Les forces armées russes effectuent, depuis le 30 septembre, des frappes ciblées contre les sites des terroristes. Le 7 octobre, des missiles russes ont également été tirés sur les sites de l’EI depuis des navires en mer Caspienne. Les missiles ont notamment frappé des usines de production d’obus et d’explosifs, des postes de commandement, des dépôts de munitions, de combustible et d’armes, ainsi que des camps d’entraînement des terroristes.

Psychologie: où tout est compliqué

les partisans du moi mêlent les hypothèses métaphysiques à l’observation psychologique, et concluent trop précipitamment de l’existence d’un vinculum à celle d’un vinculum substantiale qui dépasse l’expérience. Il y a pourtant dans leur thèse une chose qu’on peut retenir: c’est que, dans tout acte de connaissance et de conscience, on ne doit pas exclure le sujet et méconnaître l’originalité de cette notion. Le sujet ne peut se connaître que dans ses sensations et dans ses modifications, non à part, cela est vrai; il ne se saisit pas comme un être qui n’aurait aucune manière d’être; mais d’autre part il ne peut concevoir ses manières d’être comme détachées. La multiplicité qui est dans notre conscience n’est pas une multiplicité physique, comme celle d’un agrégat dont les parties peuvent subsister chacune en elle-même, d’un «morceau de quartz;» c’est une relation d’un autre genre, qui ne peut se confondre avec celle de juxtaposition, de simple coexistence physique, de succession numérique; voilà pourquoi nous la posons à part comme étant la relation originale de la conscience à ce qu’elle saisit, l’aspect subjectif impliqué même par l’aspect objectif. Plus on montre l’impossibilité de mettre d’un côté le sujet et d’un autre côté ses manières d’être, plus on élève au-dessus de toute relation numérique et mécanique la relation incompréhensible de la conscience à ses manières d’être. Aussi l’école anglaise a-t-elle reconnu elle-même qu’il y a là quelque chose de spécial, d’irréductible aux phénomènes purement extérieurs et mécaniques. Stuart Mill finit par dire: «Le lien ou la loi inexplicable, l’union organique qui rattache la conscience présente à la conscience passée qu’elle nous rappelle, est la plus grande approximation que nous puissions atteindre d’une conception positive de soi. Je crois d’une manière indubitable qu’il y a quelque chose de réel dans ce lien, réel comme les sensations elles-mêmes, et qui n’est pas un pur produit des lois de la pensée sans aucun fait qui lui corresponde. A ce titre, j’attribue une réalité au moi,—à mon propre esprit,—en dehors de l’existence réelle des possibilités permanentes, la seule que j’attribue à la matière: et c’est en vertu d’une induction fondée sur mon expérience de ce moi que j’attribue la même réalité aux autres moi ou esprits.»—«Nous sommes forcés de reconnaître que chaque partie de la série est attachée aux autres parties par un lien qui leur est commun à toutes, qui n’est que la chaîne des sentiments eux-mêmes: et comme ce qui est le même dans le premier et dans le second, dans le second et dans le troisième, dans le troisième et dans le quatrième, et ainsi de suite, doit être le même dans le premier et dans le cinquième, cet élément commun est un élément permanent. Mais après cela, nous ne pouvons plus rien affirmer de l’esprit que les états de conscience. Les sentiments ou les faits de conscience qui lui appartiennent ou qui lui ont appartenu, et son pouvoir d’en avoir encore, voilà tout ce qu’on peut affirmer du soi,—les seuls attributs possibles, sauf la permanence, que nous pourrons lui reconnaître.» Spencer, lui, s’aventure plus loin: «Comment la conscience peut-elle se résoudre complètement (selon Hume) en impressions et en idées, quand une impression implique nécessairement l’existence de quelque chose d’impressionné? Ou bien encore, comment le sceptique, qui a décomposé sa conscience en impressions et en idées, peut-il expliquer qu’il les regarde comme ses impressions et ses idées?» Spencer, il est vrai, revient dans sa Psychologie à l’objection du moi séparé, et fonde même l’illusion du libre arbitre sur l’illusion de cette séparation. Il donne au problème la forme du dilemme suivant: «Ou le moi qui est supposé déterminer et vouloir l’action est un certain état de conscience, simple ou composé, ou il ne l’est pas. S’il n’est pas un certain état de conscience, il est quelque chose dont nous sommes inconscients, quelque chose donc qui nous est inconnu, quelque chose dont l’existence n’a et ne peut avoir pour nous aucune évidence, quelque chose donc qu’il est absurde de supposer existant. Si le moi est un certain état de conscience, alors, comme il est toujours présent, il ne peut être à chaque moment autre chose que l’état de conscience présent à chaque moment… Ainsi, il est assez naturel que le sujet des changements psychologiques dise qu’il veut l’action, vu que, considéré au point de vue psychologique, il n’est en ce moment rien de plus que l’état de conscience composé par lequel l’action existe.» Ce dilemme est ingénieux, mais pas assez pour ne point laisser échapper la vraie question. En ce qui concerne le premier terme du dilemme, le sujet à fond inconnu et inconscient, il n’est pas de tout point «absurde» d’en supposer l’existence. Les Kantiens pourront, en effet, appuyer cette hypothèse sur le principe de causalité, et Spencer vient lui-même de dire, en termes trop substantialistes qu’il est difficile de se figurer des impressions sans «quelque chose» d’impressionné. C’est précisément par là que Kant aboutissait à son moi-noumène, à son moi-transcendant, lequel d’ailleurs peut n’être, au fond, que l’organisme même ou la loi inconnue qui en relie tous les phénomènes en un tout organique. Il eût fallu discuter cette hypothèse. Quant au second terme du dilemme, le moi conscient, en admettant que nous ne soyons à chaque instant «rien autre chose que l’état de conscience présent» il reste toujours à savoir ce qui est contenu dans cet état de conscience; or, l’expression même que Spencer emploie implique un état et une conscience; l’état est particulier et passager, les partisans du moi demanderont s’il n’est pas l’état d’une conscience générale et durable, comme «la conscience de la force absolue» dont Spencer lui-même nous gratifie. Outre les états de conscience, il y a au moins la loi qui les relie, et cette loi a elle-même un fondement dans quelque réalité; les partisans du moi pourront donc encore demander si cette réalité n’est pas précisément la conscience même, le moi conscient. Enfin, que la conscience soit une simple forme ou le fond même de l’être, toujours est-il qu’elle est la condition sine qua non de la pensée et de la sensation même: elle est un élément sui generis, d’une incontestable originalité. Qu’on réduise tout en nous à la sensation, peu importe, car la sensation enveloppe cette chose elle-même à la fois si étrange et si familière: une conscience, un sujet immédiatement présent à lui-même, une pensée qui, en pensant autre chose, se pense elle-même plus ou moins confusément. L’existence de la pensée et de la conscience est l’infranchissable limite du mécanisme purement géométrique. Au reste, Spencer lui-même, dont la doctrine n’est pas toujours bien consistante, conclut sa psychologie en disant que, si tout ce qui est dans le sujet pensant ne peut être pensé qu’en termes d’objets, d’autre part les termes d’objets ne peuvent être saisis qu’en termes de sujet. M. Taine, à son tour, reconnaît l’antériorité logique du subjectif sur l’objectif, du mental sur le mécanique, puisqu’en définitive nous ne connaissons rien que dans et par la conscience, dans et par le sujet qui se pense en pensant toutes choses.

L’Italie mise sur les fondations et l’économie solidaire

Si les fondations peuvent être en partie qualifiées de composantes de l’ESS, toutes les organisations de ce type ne s’inscrivent pas dans cet esprit. Dans certains pays, on distingue les fondations d’utilité publique et les fondations privées (Gijselinckx & Develtere, 2006). Les fondations d’utilité publique poursuivent un objectif public désintéressé et donc servent les intérêts de la collectivité. Dans le cas des fondations privées, l’objectif est également désintéressé mais peut être de nature privée ; c’est alors que leur appartenance à l’ESS peut être plus discutable. Par ailleurs, certains auteurs voient une relative contradiction entre les activités (souvent de grandes entreprises multinationales) qui génèrent les ressources et les finalités philanthropiques dans lesquelles une partie de ces ressources sont investies. L’absence de gouvernance participative de la plupart des fondations et les critiques classiques adressées à ce secteur (y compris les raisons supposés à la base de la création de certaines fondations – tels que marketing, évasion fiscale, vanité) (Prewitt, 2006) pourraient faire partie des arguments en défaveur de l’affiliation des fondations à l’économie sociale. Pourtant, certaines fondations sont considérées comme affiliées à l’ESS. On peut citer le European Foundation Center (basé à Bruxelles) dont la mission est de renforcer le financement indépendant des organisations philanthropiques européennes. Elle rassemble plus de 230 organisations issues de 40 pays et inscrit explicitement sa raison d’être dans l’économie sociale. S’inscrit dans la même logique le Comité Européen Permanent des Coopératives, associations, mutuelles et fondations (également appelé Social Economy Europe), dont la mission consiste à renforcer la reconnaissance politique et juridique de l’économie sociale au niveau européen ; il comprend l’économie sociale en incluant de manière explicite les fondations. L’affiliation des fondations à l’économie sociale demeure un débat ouvert auquel on ne peut probablement apporter aucune réponse définitive en raison de la diversité et de la nature parfois contradictoire des diverses formes juridiques des fondations. Pour distinguer les fondations affiliées à l’économie sociale des autres types de fondations, nous allons étudier les caractéristiques communes des organisations et entreprises sociales et solidaires, et plus particulièrement la nature démocratique de leur processus décisionnel. Source: séminaire en Italie.

Blatter couvert de faux billets

Le président de la Fifa n’a pas vraiment apprécié sa conférence de presse. Juste avant d’annoncer la date de l’élection de son remplaçant suite au scandale de corruption, Sepp Blatter a été aspergé de faux billets par un humoriste britannique. La dernière conférence de presse de la Fifa a été quelque peu mouvementée, lundi 20 juillet. Alors que le président Joseph Blatter était sur le point d’annoncer la date choisie pour l’élection de son successeur, un humoriste britannique a fait irruption dans la salle. Simon Brodkin, connu pour ses émissions à la télévision anglaise, est apparu déguisé en Lee Nelson, un des personnages qu’il a créés pour réaliser des canulars. Il s’est ensuite approché du président de la Fifa en lui tendant de faux billets de banque, puis en jetant en l’air d’autres dollars. Visiblement surpris par cette irruption, Sepp Blatter s’est montré paniqué. « Où est ma sécurité ? », a-t-il demandé sur un ton agacé. « On va devoir nettoyer ça ou je ne serai pas capable de m’exprimer. Cela n’est pas acceptable, cela n’a rien à voir avec le foot. Nous sommes ici pour parler football. Je dois donc retarder cette conférence de presse », a-t-il ensuite expliqué alors que Simon Brodkin était évacué par le service d’ordre. Dans la journée, l’humoriste a ensuite posté une photo de son action avec le commentaire suivant : « Ravi d’être au siège de la Fifa pour rencontrer Sepp Blatter afin d’obtenir le Mondial 2026 en Corée du Nord ». Il faisait ainsi allusion aux récents scandales de corruption autour de l’attribution des dernières Coupes du monde en Russie et au Qatar en 2018 et 2022. Fin mai, Sepp Blatter, avait été réélu pour un cinquième mandat à la tête de la Fifa, poste qu’il occupe depuis 1998, en dépit de ce scandale planétaire qui venait tout juste d’éclabousser son instance. Quatre jours plus tard, le 2 juin, il avait finalement décidé de démissionner, ajoutant toutefois qu’il restait en poste le temps d’organiser de nouvelles élections. Dix minutes après l’irruption de Simon Brodkin, le dirigeant de la fédération internationale a enfin pu annoncer que la date du 26 février 2016 avait été choisie pour élire le futur président de la Fifa.

L’Iran va vendre son pétrole aux Russes

Les autorités iraniennes envisagent de coopérer avec des compagnies pétrolières russes, dont Lukoil, a déclaré un haut-responsable du ministère iranien du Pétrole, Ali Ahmad Yar Mohammadi, interrogé par Sputnik. « L’Iran va vendre du pétrole sans intermédiaires, ce qui n’exclue pas la coopération entre Téhéran et Moscou sur le marché international pétrolier », a-t-il indiqué. Après la levée des sanctions, « la compagne Lukoil a décidé de revenir en Iran, nous en sommes actuellement au stade du début des négociations. Nous nous préparons aussi aux négociations avec d’autres compagnies russes qui travaillent dans le domaine pétrolier ainsi que dans d’autres domaines », a-t-il expliqué. « Nous espérons que les délégations économiques russes vont se rendre en Iran régulièrement pour développer la coopération surtout qu’elle n’était pas interrompue ni avant, ni lors des sanctions. Après la levée des sanctions, nous attendons une importante amélioration de notre coopération », a-t-il fait remarquer. Des sanctions ont été infligées à l’Iran en 2006 par les Etats-Unis, l’UE et l’Onu en raison du programme nucléaire iranien. Il s’agît notamment d’interdire les exportations de produits iraniens et de geler des avoirs détenus à l’étranger par la Banque centrale iranienne. Les négociations entre Téhéran et les Six médiateurs internationaux (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Grande-Bretagne et Allemagne) sur le dossier nucléaire iranien ont duré plus de 10 ans. Le 14 juillet, le dernier round de discussions à Vienne a abouti à la conclusion d’un accord historique qui lève les obstacles pour le commerce de l’Iran tout en maintenant l’embargo sur les armes et les missiles à destination de ce pays.

Dans l’un des plus beaux hôtels du monde

J’ai eu le privilège de descendre dans l’un des plus beaux hôtels du monde, le Selman, à Marrakech. Les beaux hôtels ne manquent pas à Marrakech (la ville compte plus de 100 hôtels 5 étoiles), et on y trouve les plus beaux hôtels du monde. Mais l’un d’eux se distingue des autres. Il a ouvert en 2012. Ici, et contrairement à bon nombre d’autres hôtels du centre, on est dans l’exclusif, et non dans le clinquant. Moins pompeux que La Mamounia, plus privé que le Sofitel, et plus raffiné que le Royal Mansour, le Selman est une curiosité, quelque part entre maison familiale et hôtel de luxe. Un véritable réussite. L’hôtel est un véritable haras, où l’on peut admirer une magnifique collection de chevaux dans les box ou sur les pelouses. De la terrasse de sa chambre, on peut contempler les magnifiques Selmans qui galopent dans les paddocks. Le client curieux peut profiter d’une visite du haras privée en voiturette, où il peut admirer et caresser les pur-sangs. Les chevaux sont au moins aussi bien traités que les clients, ce qui n’est pas un mince compliment : le service est attentionné, personnalisé et irréprochable, du directeur au concierge en passant par les serveurs. La qualité de cet hôtel s’en ressent d’ailleurs déjà sur internet, avant même de s’y rendre : sur TripAdvisor, non seulement tous les clients louent la qualité de cet hôtel hors norme, mais ce dernier prend également le ton de répondre à chaque commentaire. A dix minutes du centre-ville de Marrakech, l’hôtel est idéalement situé pour souffler entre deux visites de la bruyante Marrakech. Le calme absolu qui règne autour de la piscine est bienvenu après une journée dans les souks. Ce silence est à peine rompu de temps à autre par les hennissements des chevaux (le haras domine la piscine). L’hôtel est à la fois luxueux et raffiné, avec une décoration signée Jacques Garcia (l’architecte de La Mamounia) : un raffinement oriental à la fois sobre, élégant et contemporain, avec un extrême souci du détail. Les spa sont magnifiques et parmi les meilleurs de Marrakech, et proposent notamment une cure chenot pour une remise en forme. Les terrasses des chambres donnent sur la grande piscine centrale : elle est entourée de palmiers et vous y trouverez toujours un serveur pour vous apporter de l’eau fraîche et des brochettes de fruits. Ses 80 mètres de longueur lui confèrent un autre avantage : les transats de la piscine sont suffisamment éloignés des uns des autres pour ne pas se sentir collé aux voisins (ce qui est loin d’être le cas sur d’autres hôtels de luxe plus proches du centre). A l’image du reste de l’hôtel, la cuisine offre également des mets très fins et raffinés, et ce qu’il s’agisse du restaurant de cuisine marocaine traditionnelle ou de celui de cuisine méditerranéenne (le chef vient de Toulouse). Le seul défaut de cet hôtel au final, c’est qu’on en goûte trop les joies : entre hammam et piscine, soirée autour du feu et brunch du dimanche (l’un des meilleurs brunchs auxquels nous ayons goûté, à base de langoustes, crevettes, oursins, palourdes, huîtres, accompagnés de spécialités marocaines), on finit par ne plus retourner à Marrakech. Avec sa quiétude et son confort, le Selman a tout d’une Circé. Note : pour une expérience optimale, le mieux reste de choisir un Riyad avec piscine privée pour profiter d’un moment de luxe et de raffinement extrême. Et considérant les températures particulièrement élevées de Marrakech en été, il vaut mieux s’y rendre en mai-juin. A retrouver en détail sur le site Les plus beaux hôtels du monde.

Anti-capitalisme et société

Représentant spécial de l’ONU pour les migrations internationales, Peter Sutherland s’est rendu à Rome le 26 juin dernier pour s’entretenir avec le pape sur la question des migrants qui déferlent sur les côtes européennes. Egalement membre du comité directeur du Groupe Bilderberg, ex-président de l’Organisation mondiale du commerce (1993-1995), ex-directeur de la section Europe de la Commission Trilatérale (2001-2010) et président non-exécutif de Goldman Sachs International, Peter Sutherland a rappelé le dogme mondialiste en faveur de l’immigration. En effet, au sortir de son entretien avec le pape, quand une radio irlandaise lui a demandé si le nombre d’environ 240.000 réfugiés clandestins entrant illégalement en Europe chaque année serait un point limite à ne pas dépasser, Sutherland a répondu : « Ces chiffres sont ridicules dans le mesure où la population européenne compte plus de 500 millions d’habitants. Les chiffres auxquels vous faites allusion représentent donc une goutte d’eau dans un océan. Nous pouvons facilement gérer tout ça. L’Allemagne pourrait en accueillir beaucoup plus et aurait néanmoins toujours un problème lié au vieillissement de sa population. Du reste, 55 % de la population actuelle allemande est favorable à accueillir plus de migrants. Les différents gouvernements doivent montrer l’exemple en expliquant que les migrants sont nécessaires à la société, économiquement ainsi que sous bien d’autres aspects plutôt que de constamment les décrire comme des fardeaux car ils ne sont en fait pas du tout des fardeaux. Après une courte période d’adaptation, ils [les migrants, NDLR] contribuent positivement à la société dans laquelle ils vivent. Cela va prendre énormément de temps pour résoudre les problèmes liés à l’Afrique du Nord et à l’Afrique sub-saharienne et donc nous allons vivre avec ce problème de migrations pour désormais très longtemps. »

Diplomatie d’intelligence

La grandeur d’une nation se mesure en grande partie au rayonnement de sa diplomatie, à sa capacité d’influence, à son pouvoir d’infléchir le cours naturel des rapports de force entre les nations. Soumise à une obligation de résultat et non de moyens, toute politique diplomatique est évaluée à l’aune de son efficacité sur le terrain. C’est en cela qu’elle est un exercice complexe et à hauts risques. Nombreux sont les écueils à éviter : l’action diplomatique ne doit, par exemple, pas être perçue par l’autre partie comme un jugement moral. Si l’on procède à une analogie avec le monde des affaires, l’objectif est de décrocher le « bon deal », d’être dans une situation « gagnant-gagnant » où toutes les parties en jeu dans les négociations tireront, au moins en apparence, un bénéfice soit immédiat, soit de long terme. Les récentes tractations diplomatiques au sujet du sort réservé à notre ressortissant français, Serge Atlaoui, détenu en Indonésie pour participation à un trafic de stupéfiants, sont la parfaite illustration du mauvais chemin qu’emprunte la diplomatie française. Rappelons que la cour administrative de Djakarta a rejeté lundi 22 juin un recours du Français. Ce dernier contestait le refus du Président Indonésien Joko Widodo de lui accorder sa grâce. Donnant l’impression de faire fi de la gravité des faits reprochés à Serge Atlaoui, les officiels français ont axé leur négociation sur la promotion d’un système de valeurs, affichant la supériorité de ce dernier comme une évidence vis-à-vis de leur interlocuteur indonésien. Mais le combat pour l’abolition de la peine de mort, aussi juste soit-il, ne doit en aucun cas être l’objet des discussions diplomatiques actuelles. L’objectif est de sauver un ressortissant français et d’adapter sa sanction à l’infraction commise, pas de donner une leçon de morale à une population indonésienne qui n’a que faire de notre logiciel dogmatique. Quand Corinne Breuzé, ambassadrice de France en Indonésie, déclare en conférence de presse le 17 avril qu’une éventuelle exécution « ne sera pas sans conséquences sur [la] relation bilatérale » entre la France et l’Indonésie et quand elle remet en cause la qualification des faits, elle commet une erreur en s’immisçant notamment dans le fonctionnement de l’appareil judiciaire d’un Etat souverain. Erreur redoublée par le Quai d’Orsay qui semble omettre la dimension culturelle et le contexte particulier dans lequel se trouve l’Indonésie face au trafic de drogue : quand on sait que cette région de l’Asie représente une véritable plaque tournante du trafic de stupéfiants et que l’Indonésie musulmane abhorre ces trafics tout autant que les crimes de sang, l’analyse se doit d’être plus fine et le prisme de lecture adapté. Jouer au « Père-la-morale » et tenter de faire chanter l’éternel refrain universaliste européen se solde par des échecs diplomatiques à répétition et confine trop souvent à l’humiliation. Jouer la carte du pragmatisme et de l’écoute pourrait a contrario redonner ses lettres de noblesse à une diplomatie devenue lourde et par trop médiatique. Serge Atlaoui a déjà été emprisonné dix ans. Le magistrat honoraire Philippe Bilger a raison de souligner que « ces dix années purgées pourraient permettre à l’Etat indonésien de faire preuve d’humanité », certes, mais « sans être humilié ». L’Indonésie ne transige pas avec les trafiquants de drogue, sa population soutient la peine de mort pour ces derniers à 84,1%. Son président Joko Widodo n’a d’ailleurs jamais plié face aux pressions brésiliennes, australiennes ou néerlandaises quand ont été condamnés à mort et exécutés cinq de leurs ressortissants ces derniers mois. Une once de bon sens, un effort de discrétion et un minimum d’acculturation auraient cependant pu changer la donne. Joko Widodo, élu pour ses promesses et son intransigeance, aurait probablement écouté avec une certaine bienveillance une diplomatie française qui l’aurait officiellement soutenu dans sa lutte contre les narcotrafiquants asiatiques (la France est surtout engagée sur les fronts atlantique, sahélien et afghan) plutôt que d’adopter un ton mêlant à des menaces explicites une pédagogie pour le moins boiteuse. L’annonce d’un renforcement des coopérations militaire, judiciaire, policière, scientifique et technique, même symbolique, ainsi que des encouragements sincères de notre gouvernement n’auraient-ils pu changer la donne ? La diplomatie indonésienne à Paris et le gouvernement de Jakarta auraient peut-être été plus sensibles à une négociation en douceur qu’à un théâtre médiatique démesuré et un rappel à l’ordre condescendant. La diplomatie conventionnelle souffre de ses maladresses et du carcan bureaucratique dans lequel elle s’est parfois enfermée. Je suis convaincu que ceux qui appréhenderont de façon plus pragmatique les enjeux de realpolitik sauront faire émerger les situations « win-win » que nous évoquions. Et je suis sûr que faire preuve d’une certaine intelligence de situation ne va pas à l’encontre de l’idéalisme européen auquel nous nous attachons. La Fondation Brazzaville, que j’ai l’honneur de présider, est dans cette optique : elle agit comme facilitateur dans le règlement des conflits, en encourageant le dialogue entre les parties et en s’imposant une discrétion absolue pour réussir ses missions. Elle s’inspire des négociations invisibles qui ont mené à l’Accord de Brazzaville et à la libération de Nelson Mandela. Des négociations qui ont, de fait, consacré la diplomatie parallèle, qui ne va pas à l’encontre des Etats mais utilise simplement d’autres canaux, parfois plus efficaces. Dans le cadre des tractations en Afrique du Sud, tous les acteurs savaient que les tensions diplomatiques officielles ne devaient pas conduire à l’humiliation d’une partie en présence, sous peine de ne jamais atteindre l’objectif fixé. Nos diplomates auraient tout intérêt à s’en souvenir à l’heure où un ressortissant français est condamné à mort.

En Fouga Magister

Quand j’étais petit, mes amis voulaient devenir pompiers. Moi, je rêvais de devenir pilote de chasse. N’ayant pas la vue assez bonne, je me suis résigné à faire un autre métier. Mais l’idée de réaliser un vol en avion de chasse est restée. Et ce rêve-là, j’ai fini par le réaliser ! Ca s’est passé la semaine dernière, à l’aéroport de Pontoise. Une expérience difficile à décrire. En effet, voler à bord d’un avion de chasse est très différent d’un vol à bord d’un appareil classique. Le bruit des réacteurs, par exemple, est assourdissant. Si vous pensez que le bruit des moteurs dans un appareil de Ryanair est déjà fort, multipliez ça par 10 et vous commencerez à avoir une idée ! La sensation est elle aussi très différente. La sensation d’écrasement qu’on éprouve au décollage d’un avion de ligne, on la ressent en permanence, dans un avion de chasse. Et c’est la sensation la moins violente ! Vous vous êtes déjà retrouvé la tête en bas dans un avion de ligne, vous ? Car le vol a en effet commencé par une phase de découverte mais s’est terminé par une séance de voltige où j’ai vu toute ma vie défiler… plusieurs fois ! Impossible de décrire un tel moment, mais je peux vous dire que j’ai eu droit à la totale. Vol sur le dos, tonneaux, boucles, renversements… Toutes les figures y sont passées. Et même les plus simples étaient pourtant difficiles à vivre ! Physiquement, c’est dur, très dur. Les G sont violents et on passe de +5G à -1G en quelques secondes. Le corps n’est pas fait pour supporter de tels chocs. Imaginez : on allait si vite que mon visage était déformé par la vitesse ! Je devais contracter mes abdos à m’en faire mal rien que pour rester conscient ! Et lorsqu’on est finalement rentré à la base, j’ai dû faire appel au sac à vomi qui était calé dans mon harnais. Bref, j’ai enduré des sensations bien trop fortes au point d’en être malade. Et pourtant, je recommencerais sans hésiter, si on me le proposait ! Parce que toute la magie de l’expérience tient justement dans ces sensations incroyables qu’il est impossible d’expliquer. Si vous rêvez de vivre une telle aventure, en tout cas, il faut bien garder une chose en tête : on en prend plein la quiche ! Je vous laisse le lien vers ceux qui m’ont permis de faire mon vol en Fouga Magister.